Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences.
Je me suis vissée les poings aux oreilles. Vaincue, je tâtonnais à la recherche d'allumettes, j'approchais la flamme d'une bougie et, le dos collé au mur, je tirais nerveusement sur une cigarette, le menton dans les genoux, enroulée dans une mauvaise couverture, traquant en vain la chaleur et le sommeil qui me fuyait depuis des jours. Je sortis prudemment la tête du cou, abandonnais ma cigarette qu'une goutte perverse avait détrempée.
L'instant d'après, je dégringole le marchepied et me met à courir. En débouchant à l'air libre je prend la première artère qui s'offre et marche sans me retourner. Quand enfin je s'arrête, c'est pour vomir abondamment sur le trottoir, une main appuyée au mur. Plus loin je pénètre dans un café brillant comme un bijou en toc. Un certain malaise à le découvrir presque désert. J'aurais eu terriblement besoin du fourmillement rassurant de la foule, de bruit, de voix, de musique, de mouvement autour de moi, mais seuls quelques types cramés par l'alcool sont accoudés au comptoir.
spoon-spittle
17 ans
France
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# Posté le vendredi 21 août 2009 14:44